Gestion des mauvaises herbes pour réduire les risques liés aux pesticides

Introduction

Pourquoi réduire l’utilisation des pesticides?

Les pesticides sont abondamment utilisés dans les systèmes culturaux canadiens. CropLife Canada a déclaré des ventes de pesticides de plus de 1,3 milliard de dollars en 2005 (CropLife Canada, 2006). Sur ce montant, 78 % ont été consacrés aux herbicides; 10 %, aux fongicides; 4 %, aux insecticides; et 8 %, aux ventes de produits spécialisés, y compris le traitement des semences. Les pesticides épandus sur les plantes de grande culture (céréales, oléagineux, légumineuses et maïs) ont représenté 74 % de tous les pesticides vendus en 2005.

Les pesticides à usage agricole ont permis aux agriculteurs d’accroître la productivité des récoltes en réduisant la concurrence des mauvaises herbes et en luttant contre les insectes et les maladies. Toutefois, l’emploi des pesticides ne présente pas que des avantages.

  • Le « tapis roulant à pesticides ». Une lourde dépendance à l’égard des pesticides et des engrais a permis aux agriculteurs d’adopter des rotations culturales simples. Le recours à des systèmes culturaux simples permet aux agriculteurs de rester sur le « tapis roulant à pesticides », où il faut utiliser des quantités croissantes de pesticides et d’engrais pour que le système continue de tourner.
  • Hausse des coûts des facteurs de production. Les coûts des facteurs de production ne cessent d’augmenter, ce qui entraîne une baisse du revenu net des agriculteurs. De fait, le rendement économique à la ferme de chaque dollar investi dans les facteurs de production synthétiques a reculé au cours des 20 dernières années.
  • Résistance aux pesticides. La fréquence d’une résistance aux pesticides augmente tandis que diminuent les options existantes et nouvelles de lutte dirigée.
  • Effets sur l’environnement. Les pesticides sont conçus pour être toxiques, et ils peuvent être nocifs pour les organismes non ciblés comme la faune, les agents de pollinisation (abeilles), les végétaux indigènes, les micro‑organismes du sol et les cultures délicates non ciblées. Les risques d’effets sur l’environnement ne se limitent pas à l’endroit où les pesticides sont épandus, car certaines substances peuvent parcourir de grandes distances dans l’environnement si elles deviennent aéroportées ou atteignent des sources d’eau par ruissellement ou lessivage.
  • Préoccupations pour la santé. Même si les pesticides utilisés au Canada sont rigoureusement réglementés, les consommateurs et d’autres continuent de craindre que l’exposition aux pesticides soit liée à des cancers et à d’autres problèmes de santé. Les agriculteurs ou d’autres qui épandent des pesticides courent de grands risques d’exposition à ces produits chimiques au cours de leur préparation et de leur épandage.

Bibliographie

CropLife Canada. 2006. Rapport annuel 2005-2006.